Rat Queens #1 Sass & Sorcery de Roc Upchurch et J. Wiebe.

19 mai



 Je vous quittais plutôt écœurée dans ma dernière chronique, je vous retrouve plongée dans l'admiration et avec des étoiles dans les yeux. 
Cela fait un moment que je vois trainer sur les blogs et sur les plateforme anglo-saxonne le comics Rat Queens. J'étais fort intriguée, suivant sur twitter et instagram Tess Fowler (l'une des nouvelles illustratrices) et ce n'est qu'en remarquant sa publication française (enfin!) à un prix de lancement très attractif que je me suis décidée à sauter le pas. 

Alors, l'histoire de Rat Queens consiste en une trame simple, un peu rudimentaire: un groupe de mercenaire, dans un monde fantasy, pose problème à la cité qui l'héberge. Bruyant, peu commode et malveillant ce groupe terrorise la cité. On cherche à éradiquer le problème en envoyant ces mercenaires faire une quête qui, on l'espère, casseront leurs pipes en combattant... C'est à peu près tout. Sauf que... et bien sauf qu'en vérité ces mercenaires sont un groupe de femmes, et elles ne sont pas là seulement dans l'optique de faire "décoration" avec des micros-vêtements et des poses lascives. Nous avons ici affaire à des mercenaires pures et dures, des guerrières aguerries. Si, en effet, on entend parler de sexe et qu'il y a des poses lascives, ce n'est jamais pour desservir les personnages mais cela s'accorde avec leur personnalité, qu'elles ont toute très forte. 
La grande force de Rat Queens réside dans sa volonté féministe de poser ses personnages féminins en protagonistes forts, en femmes "réelles" avec une grande force morale, des qualités et des défauts. La grande diversité est aussi très plaisante et le fait qu'on ait un tas de couleurs de peau mais aussi d'espèces (lutin, nain, troll...) différentes sert un beau projet. J'ai été transportée par la qualité d'écriture, et la réelle volonté de créer, enfin, une ouvre diverse sans tomber dans le caricatural (diversifions au point d'être absurde ou irréel).

Mais j'ai été aussi séduite par le côté "jeu vidéo" et surtout "jeu de rôle" de ce premier tome. Les références culturelles à la communauté JDR sont très présentes et très agréable à remarquer lorsque l'on joue soit même à ce genre de jeux. 
L'humour décapant, peut être parfois un peu trop cru pour les plus sensibles j'imagine, m'a totalement conquise et je me suis surprise à éclater de rire plusieurs fois. 

A sa publication Rat Queens fut encensé par la critique et gagna le prix GLAAD Comic Book grâce à ses portraits LGBT réalistes. Le premier tome fut aussi nominé pour deux prix prestigieux : le prix de la meilleure nouvelle série des Eisner Award et le prix Hugo dans la catégorie Meilleure histoire graphique. 

A mon sens il s'agit d'une série qui a de l'avenir !

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